Sciences / Culture scientifique / Œuvres scientifiques

Denis de Casabianca

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1La figure d’un Montesquieu savant apparaît pour étayer l’idée d’une application dans le monde humain des principes et des méthodes de la science moderne. L’intérêt vif que Montesquieu a pour les sciences de son temps justifierait l’examen d’un fondement épistémologique à L’Esprit des lois (Postigliola, p. 480-490). Si la figure du « Newton du monde humain » est ancienne, si elle a été relayée et amplifiée par la lecture que les fondateurs de la sociologie (Comte, Durkheim) ont faite de Montesquieu, on doit aux lectures contemporaines de l’avoir renouvelée à partir de l’examen des textes dits « de jeunesse » consacrés à des sujets scientifiques. Ces textes sont principalement des discours écrits dans le cadre des activités de l’académie de Bordeaux entre 1717 et 1725. Le tableau de ces écrits (Bianchi, p. 109-124 ; voir OC, t. VIII) manifeste la variété des thèmes abordés. Cet attrait pour les sciences, qui s’inscrit dans une période de « formation », indiquerait les cadres de sa philosophie (Barrière, p. 311-327). D’une telle lecture génétique de l'œuvre, on conclut que Montesquieu se montre féru de science mais, en fait, piètre scientifique (Milhaud, p. 39-41), et on aboutirait au paradoxe, non formulé, que le fondement épistémologique de l’étude des lois est finalement plus rigoureux que les enquêtes « scientifiques » et les expériences auxquelles s’est livré Montesquieu. L’auteur de L’Esprit des lois se montrerait plus « savant » et moderne dans son grand ouvrage et dans ses principes que dans ses études physiciennes, qui ne sont jamais interrogées que comme des préalables à l’étude des lois. La diversité (pour ne pas dire le bric-à-brac) des sujets abordés peut être alors comprise comme le signe d’une érudition et d’une approche finalement superficielle. Montesquieu n’est peut-être que la figure d’un amateur éclairé pris par « la grande passion du siècle » (Morazé, p. 438), comme peut l’être un noble lettré de son temps. Cette vision est encore renforcée par la rhétorique des textes académiques et par l’idée que « les sciences se touchent les unes les autres [et que] le corps des sciences tient tout entier aux belles-lettres » (Discours sur les motifs qui doivent nous encourager aux sciences, OC, t. VIII, p. 501). Or, cette « admiration » pour les phénomènes naturels, cette attention pour la « variété », ce désir de susciter autant le goût que l’intelligence, comme au « spectacle », sont les signes d’un esprit préscientifique tel que l’analyse Bachelard (La Formation de l’esprit scientifique, p. 29-32). S’il importe de ne pas préjuger de la « science » de Montesquieu, et de s’intéresser à ce que peut être sa « culture scientifique », c’est que, par bien des aspects, son discours semblerait plus relever d’une esthétique rappelant celle des « cabinets de curiosités » que d’un véritable esprit scientifique.

2Pourtant, quand on lit pour eux-mêmes ces textes « de jeunesse », il apparaît que Montesquieu développe une vision cohérente de la science de son temps et que sa « culture » n’est pas celle d’un simple lettré qui se divertit. S’il ne s’adonne aux expériences que durant un temps, qu’on peut considérer rétrospectivement comme une période de formation, il faut bien noter que l’intérêt pour les sciences (Montesquieu emploie le plus souvent le terme au pluriel) est continu, comme le manifeste l’Essai sur les causes qui peuvent affecter les esprits et les caractères, qui est en partie repris dans le livre XIV de L’Esprit des lois, et les brèves notations que l’on peut trouver dans les Pensées et le Spicilège. De sorte qu’il faut prendre au sérieux l’affirmation : « Je disais : Je ne suis ni des vingt personnes qui savent ces sciences-là dans Paris, ni des cinquante mille qui croient les savoir. » (Pensées, no 1414). Si Montesquieu ne se considère pas comme un savant, il n’entend pas pour autant jouer au savant. Il espère éclairer les travaux des chercheurs ; il faut donc examiner le regard qu’il porte sur les efforts de la science de son temps pour dégager l’idée qu’il se fait de la « modernité » scientifique depuis Descartes. Les discours présentent à la fois une vision d’ensemble de la science comme « recherche » et les comptes rendus particuliers des dissertations présentées aux concours de l’académie de Bordeaux. Il faut y relever les critères explicites ou implicites que Montesquieu utilise pour les évaluer. L’Essai d’observations sur l’histoire naturelle, lu à l’académie le 20 novembre 1721, a un statut à part dans la mesure où c’est le seul texte à caractère strictement scientifique qui présente les recherches d’un Montesquieu savant. Si Montesquieu insiste tant sur l’importance des observations en science, qu’en est-il de ses observations ? Ce point est essentiel pour déterminer la nature de sa « culture scientifique » ; s’agit-il d’un savoir véritable qui engage la capacité d’écrire ou d’évaluer un discours physicien, ou s’agit-il d’un savoir de vulgarisation qui entre dans le cadre d’une « culture savante » commune aux penseurs du siècle ?

3Le Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux (1717) et le Discours sur les motifs qui doivent nous encourager aux sciences (1725) présentent une même vision d’ensemble sur l’état des sciences. Qu’est-ce qu’on découvre et qu’est-ce qu’on peut espérer comprendre de la réalité naturelle ? Comment à partir de là doit-on orienter les recherches ? Pour répondre à ces questions, Montesquieu esquisse une mise en perspective historique, en situant les découvertes du XVIIIe siècle par rapport à celles du XVIIe, et en comparant la science moderne et la science des « Anciens ». Les sciences sont à interroger dans leur devenir, si l’on veut saisir le mouvement qui les anime et qui doit conduire les travaux en cours. Les sciences sont présentées comme une recherche : elles se définissent dans le mouvement même qu’elles élaborent et qu’elles permettent de développer. Par opposition à un savoir figé, la dynamique des sciences est engendrée par les « observations », elle est rythmée par les « découvertes ». C’est pourquoi Montesquieu considère le XVIIe siècle comme « le premier âge de la philosophie » (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, 1717, OC, t. VIII, p. 112), et Descartes comme le premier physicien. Les sciences anciennes se trouvent reléguées à un âge pré-scientifique, non pas tant à cause de leurs erreurs qu’à cause de leur incapacité à permettre des découvertes nouvelles. Si un texte des Pensées insiste sur l’importance des découvertes des Anciens (Pensées, no 1424), ce n’est pas pour que l’on maintienne la science dans les cadres d’une connaissance dépassée. Il y a bien une rupture dans les perspectives de recherche entre Anciens et Modernes, mais il ne faut pas croire que la science moderne, qui ouvre un nouvel âge pour les découvertes, soit issue d’une génération spontanée. Il s’agit ici de lever un préjugé qui pourrait être néfaste : le sentiment de facilité et de supériorité peut donner une assurance qui ferait oublier les efforts qu’il faut produire pour mener effectivement toute recherche. Le XVIIe siècle, qui a vu naître la nouvelle philosophie naturelle, a vu naître la science elle-même, et les travaux du XVIIIe siècle n’existent que dans l’élan de ce mouvement que les « grands philosophes » ont initié (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, OC, t. VIII, p. 112) : « Un troisième motif qui doit nous encourager aux sciences, c’est l’espérance bien fondée d’y réussir. Ce qui rend les découvertes de ce siècle-ci admirables, ce ne sont pas des vérités simples qu’on a trouvées, mais des méthodes pour les trouver ; ce n’est pas une pierre pour l’édifice, mais les instruments et les machines pour le bâtir tout entier. » (Discours sur les motifs qui doivent nous encourager aux sciences, OC, t. VIII, p. 498). L’idée de réussite n’est pas nécessairement à lier à celle d’achèvement, il suffit que le savant puisse effectivement chercher puisqu’on a trouvé comment trouver.

4Montesquieu renouvelle ici l’image de l’édifice, d’inspiration cartésienne, mais pour lui la question du fondement de la physique ne renvoie pas à la métaphysique. L’image des outils montre que la question n’est pas sur quoi bâtir ?, mais comment bâtir ?. Sans considérer la légitimité métaphysique, il ne s’agit que d’examiner la simple possibilité scientifique. L’espérance de réussir est « bien fondée » (ibid.), non pas parce qu’elle reposerait sur des connaissances certaines, mais parce que la recherche est bien engagée. C’est la dynamique de la recherche qui est fondatrice, et non pas une assise statique. Ainsi la science se fonde par elle-même, en dehors de la métaphysique, par les principes et les méthodes qu’elle met en œuvre. La poursuite de la recherche que Descartes a initiée suppose aussi une réévaluation de sa propre entreprise et une critique de ses thèses physiciennes.

5L’état des recherches est lié à celui des chercheurs (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, OC, t. VIII, p. 111). Or les aveux d’impuissance ou d’incertitude sont nombreux dans les comptes rendus (Discours sur la cause de l’écho, OC, t. VIII, p. 155 ; Discours sur l’usage des glandes rénales, OC, t. VIII, p. 169 ; Essai d’observations sur l’histoire naturelle, OC, t. VIII, p. 204-205). Dans le domaine des sciences, rien n’est fixe et rien n’est définitivement fixé ; si les limites du savoir humain sont sans cesse déplacées, elles restent toujours à déplacer (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, p. 111 ; Pensées, no 102) : la vérité est toujours fuyante (Discours sur l’usage des glandes rénales, OC, t. VIII, p. 171). Le préjugé destructeur pour le savant est de croire que la recherche s’achève. Il doit prendre conscience que la science n’est pas dépositaire d’un savoir certain et achevé (Discours sur les motifs qui doivent nous encourager aux sciences, OC, t. VIII, p. 498), mais qu’elle est l’étude qui dessine un savoir possible. Le savant vit dans l’intranquillité de la recherche et le « zèle » est le sentiment qui motive le savant à participer à une recherche collective (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, OC, t. VIII, p. 109-110 ; Discours sur l’usage des glandes rénales, OC, t. VIII, p. 168-169). Le vrai reste donc relatif à l’état des recherches et n’est qu’un certain degré de probabilité.

6Quelle est sa mesure ? La critique ou l’éloge que Montesquieu fait des dissertations au concours, lors des comptes rendus de l’académie, permet de dégager les critères retenus pour valider une thèse plutôt qu’une autre (par exemple : comparer les comptes rendus de la troisième dissertation et de celle qui remporte le prix dans le Discours sur la cause de la pesanteur des corps, OC, t. VIII, p. 230-233) : clarté du propos, cohérence interne, capacité à produire des objections contre les autres systèmes explicatifs et à répondre aux objections adverses, ce qui suppose une maîtrise du problème et de son histoire, qualité et pertinence d’observations qui puissent être revues, mesure dans la réponse donnée qui ne ferme pas le champ des recherches à venir, participation à un projet qui renforce la communauté des chercheurs. Montesquieu insiste aussi sur le critère de nouveauté : « Mais, messieurs, qu’il y a de difficultés dans cette recherche ! car enfin ce n’est pas assez pour nous de donner une vérité, il faut qu’elle soit nouvelle » (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, OC, t. VIII, p. 111). Ce dernier point manifeste le caractère provisoire des explications en science et la dynamique qui doit animer la recherche.

7Dans ce mouvement, ce sont les observations qui garantissent la justesse du propos et qui sont au fondement d’une démarche empirique. Aussi le savant moderne est-il d’abord pour Montesquieu un bon observateur. La qualité sociale de l’observateur ou l’appel à témoin d’autorité ne suffisent plus à valider une observation. Il faut « faire voir » (Discours sur l’usage des glandes rénales, OC, t. VIII, p. 167). L’observation est d’une certaine façon tout entière dans le discours qui la rapporte et qui exerce le regard du lecteur en révélant une pratique que le lecteur-observateur se doit de reproduire ; c’est dans ce dialogue et cette confrontation des regards que se constitue la communauté des observateurs. L’appel que Montesquieu lance dans le Projet d’une histoire de la Terre ancienne et moderne (OC, t. VIII, p. 183-184) témoigne de cette conscience d’une publicité essentielle aux sciences. Il y a une dissymétrie dans le rapport entre observation et hypothèse explicative, cette dernière devant toujours se soumettre aux observations, « accepter le concret » (Hazard, p. 297). Si seules les observations peuvent valider une explication, la confirmation reste cependant provisoire, une éventuelle infirmation étant toujours possible. Car une seule observation peut remettre en cause un système explicatif : « celui qui ne saura pas faire un système comme Newton, fera une observation avec laquelle il mettra à la torture ce grand philosophe » (Essai d’observations sur l’histoire naturelle, OC, t. VIII, p. 223). Les observations doivent être toujours renouvelées, d’abord parce qu’il reste toujours à découvrir, ensuite parce que la réalité naturelle change continuellement, enfin parce que les observations sont le moteur de l’enquête physique (Discours prononcé à la rentrée de l’académie de Bordeaux, OC, t. VIII, p. 111 ; Pensées, no 102 ; Essai d’observations sur l’histoire naturelle, OC, t. VIII, p. 212). Elles permettent au savant d’avancer des explications ou, en renversant une hypothèse, en précipitant un système, elles obligent le savant à les dépasser en se risquant à de nouvelles hypothèses. En confirmant ou en mettant à mal les systèmes, elles sont l’assise mouvante de la recherche. « Les observations sont l’histoire de la physique, et les systèmes en sont la fable. » (Pensées, no 163).

8Il reste à voir si ces conceptions font de Montesquieu un adepte de la « méthode expérimentale » et comment elles guident les observations qu’il fait par lui-même. S’il y a au début du siècle un goût pour l’expérience (Torlais, p. 351), il faut rappeler qu’à cette époque les procédures d’expérimentation restent très diverses, et que les modalités de l’expérience et le problème des mesures restent en débat. Montesquieu emploie sur ces points un vocabulaire très flottant, utilisant indistinctement les termes observation et expérience. Il convient donc d’examiner sa pratique au regard du discours newtonien, puisque c’est celui-ci qui s’imposera comme référence dans la longue constitution de ce qui apparaîtra rétrospectivement comme « la » méthode scientifique.

9La lecture de l’Essai d’observations sur l’histoire naturelle est décisive sur ce point, puisqu’on peut être sûr que Montesquieu a connaissance de certaines thèses de l’Optique au moment de sa rédaction (OC, t. VIII, p. 195). Mais l’étude de la forme du discours qui rapporte les observations fait apparaître une pratique non newtonienne de l’expérience. Celle-ci n’est pas le point de départ de ce que Newton appelle une analyse, mais elle est un moyen pour appuyer ou falsifier des hypothèses. C’est d’ailleurs le cas de la première observation rapportée en tant qu’elle confirme le système de Newton sur les couleurs (Essai d’observations sur l’histoire naturelle, OC, t. VIII, p. 195). Les éléments constitutifs du discours de l’Optique, contrôle de l’espace expérimental, purification du phénomène (Licoppe, p. 127-137) sont absents de l’Essai d’observations. Montesquieu ne cherche pas à faire le récit d’un phénomène pur (reproductible), mais il a bien conscience de rapporter « un cas singulier » (OC, t. VIII, p. 209). Le récit de l’expérience chez Montesquieu s’attache surtout à rapporter précisément ce qui est vu, en manifestant l’attention de l’observateur, pour « faire voir ». Le récit ne cherche pas à reconstruire le phénomène, il manifeste plutôt l’activité d’un regard sur un objet qui lui échappe encore (c’est ce que « nous vîmes », « aperçûmes », « découvrîmes », « remarquâmes »). Si le recours au microscope, instrument emblématique des recherches modernes, est posé comme nécessaire, on ne sait rien du microscope qu’il a effectivement utilisé pour ces observations. Le microscope n’est que le prolongement du regard, il n’est pas encore rapporté à une théorie scientifique et reste davantage ce qui suscite l’étonnement. Montesquieu s’attache à relever ce qui apparaît, mais l’ordre d’apparition n’est pas toujours respecté : le récit étant finalisé par une explication du phénomène ou la contestation d’une thèse adverse, il arrive que les éléments soient mobilisés au fur et à mesure de la démonstration. La dramatisation du récit obéit à l’idée même de recherche comme mouvement de découverte. On trouve dans l’ensemble du texte des structures narratives (telle la formule « nous fîmes... nous vîmes... », voir Licoppe, p. 53-87 ; le lexique est celui du spectacle) et des formes d’argumentation (amorce de preuve utilitaire) qui sont l’écho des tensions et des évolutions du discours de l’expérience en France au début du XVIIIe siècle. C’est bien le signe que l’Essai d’observations n’est pas seulement le texte d’un amateur éclairé, mais qu’elles sont travaillées par une pratique qui cherche à se stabiliser. L’écart qui existe avec l’expérience newtonienne se marque aussi par l’absence de référent mathématique dans les différents discours. Cela ne vient pas seulement du fait que Montesquieu n’a pas de formation mathématique. Il manifeste une défiance vis-à-vis des géomètres, un certain « esprit de système » entraînant une assurance illusoire. Si ces réserves, en écho avec celles du père Castel (par exemple, Spicilège, no 565), peuvent être comprises comme la marque d’un esprit préscientifique (Bachelard, p. 226-228), elles peuvent aussi préfigurer la remise en cause du modèle mathématique qui engagera à l’entreprise naturaliste vers le milieu du siècle. L’attention aux observations porte à l’histoire naturelle.

Bibliographie

Gaston Bachelard, La Formation de l’esprit scientifique (1938), Paris, Vrin, 1993.

Pierre Barrière, Un grand provincial : Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, Bordeaux, Delmas, 1946.

Jean Torlais, « Montesquieu homme de sciences », dans Actes du congrès Montesquieu, Bordeaux, 1956, p. 349-353.

Charles Morazé, « Le siècle de la curiosité », dans La Science moderne de 1450 à 1800, René Taton dir., Paris, PUF, 1958, p. 435-445.

Gérard Milhaud, « Le regard scientifique de Montesquieu », Europe 574 (1977), p. 31-41.

Alberto Postigliola, « Dal monde alla nature : gli scritti scientifici di Montesquieu e la genesi epistemologica dell’Esprit des lois », Oxford, Voltaire Foundation, SVEC 190 (1980), p. 480-490.

Christian Licoppe, La Formation de la pratique scientifique. Le discours de l’expérience en France et en Angleterre (1630-1820), Paris, La Découverte, 1996.

Lorenzo Bianchi, « Montesquieu naturaliste », Montesquieu, Les années de formation (1689-1720), Catherine Volpilhac-Auger dir., Cahiers Montesquieu 5 (1999), p. 109-124.

Denis de Casabianca, Montesquieu. De l’étude des sciences à l’esprit des lois, Paris, Champion, 2008.