Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence

Catherine Volpilhac-Auger

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Sommaire

1L’ouvrage, un in-octavo anonyme publié chez Jacques Desbordes à Amsterdam au printemps 1734, a été préparé au retour des voyages (donc après 1731), quand Montesquieu a perdu tout espoir de faire carrière dans la diplomatie (voir l’introduction à cet ouvrage, « Folio Classiques ») ; sans doute le thème a-t-il été inspiré à Montesquieu par le séjour en Angleterre (1729-1731) : comme on va le voir, à travers l’exemple privilégié des Romains, c’est en fait une réflexion politique de grande ampleur sur la liberté qu’il entreprend, comme le montre aussi l’ouvrage qu’il écrit dans la continuité des Romains, les Réflexions sur la monarchie universelle (en rend compte la publication conjointe de ces deux ouvrages OC, t. II, 2000). Il aura d’ailleurs soin d’orchestrer la diffusion de l’ouvrage auprès de ses amis anglais.

2Il n’existe aucun manuscrit antérieur à la publication, sauf une préface finalement rejetée, conservée dans le fonds de La Brède (transféré à la bibliothèque de Bordeaux en 1994) ; mais on n’a en fait aucune certitude sur la date de sa rédaction. En revanche, on dispose d’un très important cahier de corrections, préparé semble-t-il dès le lendemain de la première publication, et sur lequel s’appuie l’édition de 1748, largement remaniée, et qui bénéficie des recherches de L’Esprit des lois.

3« Je n’avais d’abord pensé qu’à écrire quelques pages sur l’établissement de la monarchie chez les Romains mais la grandeur du sujet m’a gagné, j’ai remonté insensiblement aux premiers temps de la République et j’ai descendu jusqu’à la décadence de l’Empire » : c’est ainsi que dans ce projet de préface Montesquieu avait pensé à introduire son ouvrage. Le pivot, ou le point central, celui qui suscite son intérêt et justifie sa démarche, en est le processus par lequel Rome abandonne volontairement sa liberté, tout en gardant les mêmes institutions. L’ordre de la composition s’en déduit : il a commencé par les chapitres xi, xii et xiii, soit un siècle d’événements correspondant aux guerres civiles achevées par Auguste, alors que les vingt autres chapitres en couvrent vingt et un, de ~753, date traditionnelle de la fondation de Rome, à 1453, chute de Constantinople — l’Empire d’Orient ne faisant que continuer l’Empire romain abattu en Occident au Ve siècle. L’histoire de ce siècle de troubles tend généralement à mettre en valeur le rôle d’hommes exceptionnels, et d’abord César et Auguste. Montesquieu montre au contraire comment, à partir du moment où s’étend la domination romaine, s’introduit la décadence (i-ix) : par le pouvoir même qu’elle confère à ses généraux victorieux (et notamment Sylla), en s’agrandissant elle s’affaiblit. Mais tout vient du fait qu’elle perd les valeurs qui ont fait sa force, qui découlent de la vertu civique des Romains, dont tous les efforts visaient à assurer leur liberté. Une fois abdiqué cet idéal au temps de César puis d’Auguste, c’est un déclin retardé par des périodes de rémission, dues à de grands empereurs (Titus, Trajan, Antonin, Julien l’Apostat) (xiv-xix), et caractérisé par l’abus de pouvoir du prince, au nom de la loi de lèse-majesté (xiv-xv). La pire période est celle qui s’ouvre avec la translation de l’Empire à Constantinople (xx-xxiii). Non seulement le monde en est totalement déséquilibré, car l’Italie est abandonnée aux Barbares, mais l’Empire désormais chrétien multiplie les contradictions : dominé par une religion qui s’immisce partout, poursuivant de manière absurde sa grandeur passée, luttant sans gloire contre les Barbares, il finit misérablement en tombant aux mains des musulmans.

4Quelles sont les « causes » de cette extraordinaire trajectoire ? Depuis la fondation de la ville, le principal mérite des Romains consiste en leur capacité d’adaptation et en leur aptitude à tirer parti du temps et de l’occasion. Il a été souvent question de leurs « divisions » (viii, « Des divisions qui furent toujours dans la Ville »), et notamment de l’opposition entre peuple et Sénat, que beaucoup d’historiens considèrent comme une faiblesse ; mais pour Montesquieu, et c’est là son originalité, elles sont le meilleur signe de la vitalité romaine, et surtout le meilleur garant d’une liberté vitale (i, « Commencements de Rome. Ses guerres »). La vision d’un Empire harmonieux, unifié dans la main d’un chef unique (vision parfaitement conforme aux convictions profondes des sujets d’un État qui ne se conçoit que comme monarchique, comme la France du premier XVIIIe siècle), est donc fallacieuse : en instaurant cette « servitude durable » (xiii), Auguste a sapé insensiblement les fondements de Rome, qui bientôt va dépendre des armées, comme on le voit dès l’empereur Claude (xv, « Des empereurs, depuis Caius Caligula jusqu’à Antonin »), mais comme cela apparaissait déjà quand une politique de conquêtes leur avait octroyé un rôle excessif ; en habituant les Romains aux abus de pouvoir des généraux victorieux devenus ses héros, comme Marius, Sylla, Pompée, cette réussite se retourne contre Rome. La « monarchie universelle » des Romains est donc loin d’être digne d’éloges, d’autant que les conséquences de cette domination sont immenses, notamment avec la disparition de nations entières, massacrées ou persécutées.

5L’enjeu des Considérations sur les […] Romains est donc considérable ; elles ouvrent la voie à L’Esprit des lois, en ce sens qu’elles amènent Montesquieu à étudier les vicissitudes de cette idée de liberté, et par là à envisager les moyens d’en garantir le maintien contre ceux-là mêmes qui croient la défendre ou lui préfèrent la paix civile. Pour cela, la méthode de Montesquieu est nouvelle, et elle a suscité maintes critiques en son temps : la brièveté de son ouvrage (moins de deux cents pages dans les éditions modernes) et surtout le refus du récit (qui confère traditionnellement à l’histoire sa grandeur et en fait au XVIIIe siècle un genre noble), au profit de « considérations » destinées à inciter le lecteur à réfléchir et non pas à le captiver par le charme de la narration ; le refus de l’image traditionnelle des héros (à commencer par Romulus, fondateur de Rome, et de Brutus, fondateur de la République), la constance avec laquelle Montesquieu dénonce les fausses valeurs des Romains pour mettre en doute leur supériorité, si généralement admise, tout cela en fait une œuvre déconcertante pour le public du XVIIIe siècle. La causalité historique que Montesquieu cherche à reconstituer n’est pas basée sur ce qui, jusqu’au XIXe siècle, en constitue le nerf, c’est-à-dire la psychologie des grands de ce monde et celle, plus sommaire, des peuples qu’ils dirigent. Certes, il est question du « fol amour » de César pour Cléopâtre qui « lui fit essuyer quatre guerres » (xi) ; mais ce n’est en aucun cas une constante du comportement du conquérant : c’est plutôt la preuve que ce prétendu grand homme, « sans pas un défaut », n’est pas exempt pour autant des faiblesses humaines, ce que devait d’ailleurs prouver la suite — car il n’avait pas su prévoir les réactions des Romains envers l’ambition avouée d’un homme qui croyait pouvoir tout se permettre.

6Les véritables causes, il faut les chercher d’abord dans des facteurs matériels ; par exemple l’aptitude des Romains à utiliser les armes de leurs ennemis quand elles étaient supérieures aux leurs (ii, « De l’art de la guerre chez les Romains »), qui est un lieu commun de l’historiographie antique. Mais il en est d’autres, comme l’invention du feu grégeois qui retarde de plusieurs siècles l’effondrement de Constantinople (xxiii, « Raisons de la durée de l’Empire d’Orient. Sa destruction »). D’autres facteurs matériels déterminent un état d’esprit : le partage égal des terres (iii, « Comment les Romains purent s’agrandir ») intéresse chaque Romain à la survie de sa patrie, et chaque citoyen est un soldat. Après la phase durant laquelle Rome lutte pour sa survie, l’extension et la domination des autres peuples empruntent d’autres voies ; c’est là qu’interviennent la mauvaise foi des Romains, leur art de diviser et d’affaiblir leurs ennemis, leur cruauté et leur souci de réduire l’adversaire à néant (vi, « De la conduite que les Romains tinrent pour soumettre tous les peuples »). Il faut aussi prendre la mesure des mouvements de fond, comme la « bigoterie » qui définit l’Empire romain d’Orient, et les interférences incessantes du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel dont se rend coupable un empereur manipulateur comme le fut Justinien. C’est ce que Montesquieu appelle déjà l’esprit général, notion appelée à devenir centrale dans L’Esprit des lois, notamment au livre XIX, ici invoquée aux chapitres xvi, xxi et xxii. Ce composé d’histoire et de ce que nous appellerions « culture » d’une nation, résultante de sa religion, de ses institutions, de ses mœurs, et d’un esprit qui peut radicalement transformer tout cela ou au contraire lui assurer sa cohésion et sa stabilité, c’est précisément ce qui permet de comprendre l’aptitude des Romains à la liberté, et la manière dont celle-ci disparaît en quelques générations, à la fin du Ier siècle avant J.-C.

7Les événements les plus connus, ceux qui servent traditionnellement de césure ou qui aident à la périodisation de l’histoire, sont ignorés, comme la fondation de Rome, évidemment trop entachée de merveilleux. D’autres sont traités comme anecdotiques ou replacés dans un autre ordre de causalité. Ainsi le suicide de Lucrèce qui marque la fin de la monarchie sous Tarquin le Superbe n’est que l’« occasion » de la révolution (i) ; cela, Montesquieu n’était pas le premier à le dire ; ce qui l’intéresse, ce n’est pas comme ses prédécesseurs et ses contemporains la noble attitude d’une patricienne qui soulève les foules et incite ses parents et alliés à la révolte, autrement dit l’événement extraordinaire qui déclenche un mouvement irrésistible et encore plus extraordinaire, mais la réduction de ce fait à une loi générale : ce sont les mœurs, l’honneur du peuple romain qui avaient été choqués par le viol de Lucrèce ; un peuple « fier, entreprenant, hardi », tel que le montraient ses premières guerres, ne pouvait supporter un tel affront : « Il devait arriver de deux choses l’une : ou que Rome changerait son gouvernement, ou qu’elle resterait une petite et pauvre monarchie. » (ibid.). Une autre « occasion » (il ne dit pas « prétexte » ni « événement fortuit »), ne pouvait avoir que le même effet. L’occasion n’est pas seulement une cause, mais aussi un révélateur. Quant aux batailles, si elles sont décisives, c’est qu’elles résultent elles-mêmes d’un rapport de forces bien antérieur, dont elles ne sont finalement que la traduction. « En un mot l’allure principale entraîne avec elle tous les accidents particuliers » (xviii, « Nouvelles maximes prises par les Romains »).

8Un aspect très original de Montesquieu est l’intérêt qu’il porte aux « images » ou impressions qui se gravent dans l’esprit des peuples : il sait qu’on gouverne par elles, car elles permettent de cristalliser les passions ; par là encore, il fait droit à la faiblesse humaine, non pour la déplorer (il n’est pas moraliste, et son propos n’est pas de dire ce que devraient faire ou penser les hommes), mais parce que l’homme est aussi fait d’imagination et de sensibilité — ce qu’avait fort bien compris Antoine, quand il agita « la robe ensanglantée de César » (xii, « De l’état de Rome après la mort de César »). Mais qu’importent les moyens et les agents, autrement dit ce qui constituait la trame du récit traditionnel ? « Si César et Pompée avaient pensé comme Caton, d’autres auraient pensé comme firent César et Pompée » (xi). Comment une génération arrive à penser « comme firent César et Pompée », voilà ce qui constitue le nœud de l’histoire.

9L’historien, dit-on généralement, doit être sans passion — à plus forte raison le philosophe qu’est Montesquieu dans cet ouvrage. C’est peu dire qu’il ne partage pas l’admiration de son siècle (voire de toute l’ère moderne) pour les Romains : il écrit contre les Romains, ou plus exactement contre tous les laudateurs des Romains, mais aussi contre tous ceux qui depuis l’Antiquité et à Rome même, reprennent trop facilement le refrain de leur invincible supériorité. Il sait trop que le point de vue des historiens est toujours celui des vainqueurs : en témoignent la sombre réputation de Tarquin (i) ou l’admiration vouée à Auguste, pacificateur, organisateur, fondateur d’Empire, et véritable tyran (xiii). De même, les chrétiens ont toujours eu tendance à exalter les empereurs chrétiens (Constantin, Justinien), alors que d’autres, peu recommandables (Trajan l’ivrogne, Julien dit l’Apostat) ont infiniment mieux gouverné. Parfois les empereurs eux-mêmes ont dicté l’histoire, comme le fit Justinien avec Procope, réduit à écrire une Histoire secrète ou Anecdota (xx) pour dénoncer les turpitudes d’un empereur qu’il célèbre dans toutes ses autres œuvres. Il faut donc se placer à un autre point de vue.

10La première époque de leur ascension mérite le respect, voire une certaine forme d’admiration, celle que Montesquieu montre toujours pour le parfait fonctionnement des machines ou des organismes bien constitués : c’est en effet une parfaite machine de guerre que cette légion romaine ; la guerre était « le seul art » (au sens classique de technique) pratiqué par les Romains, dont il dira dans L’Esprit des lois à quel point ils méprisaient le commerce. Pas de qualités morales chez eux, mais une redoutable efficacité, et notamment un pragmatisme étonnant. Leur amour de la liberté est celui d’une « société bien réglée » où chacun a part aux terres et défend le bien commun : c’est la vertu des pauvres. Les guerres puniques évoquées au chapitre iv constituent un véritable tournant : en rivalité avec Carthage, ils portent la guerre en Afrique, mais sont menacés par Hannibal sur leur territoire même ; la guerre de conquête devient défensive et fait voir la « force de l’institution ». Contre Hannibal, oubliant leurs différents, ils sont admirables dans l’adversité, un véritable « prodige de constance » (iv) : Montesquieu peut sembler reconnaître alors leur supériorité. Mais qui fournit alors « le plus beau spectacle de l’Antiquité » ? Leur ennemi malheureux, Hannibal, comme plus tard le seul roi en état de leur résister, Mithridate (vii). Contre ces princes et ces généraux hors du commun, Rome tient par ses consuls et ses généraux, dont le nom ne mérite guère d’être cité car ils ne font que perpétuer la tradition romaine ; c’est Rome, et non les Romains, qui est admirable — et plus encore ses ennemis ; la balance n’est pas égale. Mais avec le mouvement d’expansion indéfinie qui saisit les Romains, ils ne méritent plus désormais que pitié : tout leur est prétexte à perfidie et à cruauté, leur parole n’est que mensonge ; et si leur supériorité militaire n’est pas contestable, ce n’est plus qu’un élément d’un dispositif plus vaste qui constitue une véritable négation du droit des gens : « Maîtres de l’univers, ils s’en attribuèrent tous les trésors : ravisseurs moins injustes en qualité de conquérants qu’en qualité de législateurs. » La « cupidité des particuliers » s’ajoute à « l’avarice publique » (vi). Remarquables par leur réussite, les Romains ne suscitent chez Montesquieu aucun enthousiasme, mais plutôt des craintes et des réserves. Le point de vue le plus remarquable est celui de l’historien qui prend en compte l’effet de leur domination sur le monde à long terme, notamment en termes démographiques. À l’époque des Lettres persanes (1721), les Romains lui semblaient moins dangereux que d’autres peuples, notamment parce qu’ils étaient doux envers leurs esclaves (Lettre 111 [115]) ; Montesquieu ne les voit plus à l’époque des Romains que comme des destructeurs attentifs à leurs seuls intérêts immédiats.

11Historien-philosophe, Montesquieu peut-il se croire pour autant dispensé d’une véritable méthode historique, et d’abord de la vérification et du recoupement de ses sources ? Formuler ainsi la question est se tromper gravement sur le statut de l’historien au XVIIIe siècle, qui ne doit pas être confondu avec le critique ou l’érudit : les uns établissent les textes et les faits, l’historien les interprète — sauf dans le cas de véritables problèmes historiographiques que seule une analyse politique peut aider à résoudre, comme c’est le cas pour Procope (xx), signalé plus haut. Montesquieu est loin d’utiliser une documentation périmée ou douteuse ; lorsqu’il suit une seule source, c’est par exemple pour les premiers siècles de Rome Denys d’Halicarnasse, qui ne sera vraiment contesté que plusieurs années plus tard. Montesquieu sait renouveler l’approche de l’histoire en l’abordant par un autre biais, ainsi que le dit la Préface rejetée : « On a cherché l’histoire des Romains dans leurs lois, dans leurs coutumes, dans leur police, dans les lettres des particuliers, dans leurs traités avec leurs voisins, dans les mœurs des peuples avec qui ils ont eu à faire, dans la forme des anciennes républiques, dans la situation où était le monde avant de certaines découvertes faites depuis […] » ; en fait il se rapproche de l’histoire des mentalités, comme quand il évoque la dignité des « exercices du corps » chez les Romains (ii).

12Autant de raisons qui ont fait de ce petit ouvrage jugé étique par Voltaire, mais qui inspira la plus grande admiration à Gibbon, une des premières manifestations de l’esprit philosophique en histoire, et le premier essai de philosophie politique qu’ait publié Montesquieu.

Bibliographie

Manuscrits

Préface rejetée, Bordeaux, bibliothèque municipale, ms. 2512 (La Brède), 1 bifeuillet.

Cahier de corrections, Fondation Bodmer, 1 volume de 225 pages (87 pages utilisées), avec de nombreuses pages autographes.

Un feuillet de corrections, Bordeaux, bibliothèque municipale, ms 2506/6 (fonds de La Brède), f. 25.

Éditions

« Jacques Desbordes », Amsterdam, 1734, in-8o, 278 p.

— Huart et Moreau fils, Paris, 1748, in-12, « nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée par l’auteur », avec privilège, 299 p.

— éd. Camille Jullian, Paris, 1896 (édition scolaire ; nombreuses réimpressions et rééditions) ; le texte reproduit est celui de l’édition de 1748.

— éd. Henri Barckhausen, Paris, Imprimerie nationale, 1900 (édition critique ; texte de 1748 avec les variantes de 1734) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57201937.r=.langEN

— éd. Jean Ehrard, Paris, Garnier-Flammarion, 1968 ; le texte reproduit est celui de l’édition de 1748.

— éd. F. Weil et C.P. Courtney, introd. et comm. P. Andrivet et C. Volpilhac-Auger, OC, t. II, 2000 ; éditio critique ; le texte reproduit est celui de l’édition de 1734, avec les variantes de 1748.

éd. C. Volpilhac-Auger, Gallimard, « Folio Classiques », 2008 ; le texte reproduit est celui de l’édition de 1734 (avec un choix de variantes de 1748), conforme à celui de l’édition précédente.

Comptes rendus

Montesquieu. Mémoire de la critique, éd. C. Volpilhac-Auger, Paris, Presses de l’université de Paris-Sorbonne, 2003, p. 17-20, 71-89 et 97-102 (critiques des Considérations en 1734 et 1748).

Bibliographie critique

Jean Ehrard, Préface aux Considérations sur les […] Romains, Paris, Garnier-Flammarion, 1968.

Georges Benrekassa, La Politique et sa mémoire : le politique et l’historique dans la pensée des Lumières, Paris, Payot, 1983.

Catherine Volpilhac-Auger, Tacite et Montesquieu, Oxford, Voltaire Foundation, SVEC, 1985.

Storia e ragione, Alberto Postigliola dir., Naples, Liguori, 1986 (colloque entièrement consacré aux Considérations sur les Romains : voir notamment Jean Ehrard, « Rome enfin que je hais… ? », p. 23-32, et Pierre Rétat, « Images et expression du merveilleux dans les Considérations », p. 207-218).

Patrick Andrivet, « ‘Rome enfin que je hais…’, Représentations politiques de l’ancienne Rome en France des débuts de l’âge classique à la Révolution », thèse d’État, université de Clermont-Ferrand II, 1993.

Simone Goyard-Fabre, Montesquieu : la nature, les lois, la liberté, Paris, PUF, 1993.

C. Volpilhac-Auger, « La biche des Palus-Méotides ou l’invention de l’Europe chez Montesquieu », dans Montesquieu et l’Europe, Maria-Grazia Bottaro-Palumbo et Alberto Postigliola dir., Cahiers Montesquieu 2, Naples, Liguori, 1995, p. 17-28.

C. Volpilhac-Auger, « Éditer les Romains », Éditer Montesquieu/Pubblicare Montesquieu, Alberto Postigliola dir., Studi Settecentesci, Naples, 1998, p. 19-39.

Olga Penke, « La représentation de l’énonciateur et du destinataire dans le discours historique », DHS 32 (2000), p. 503-519.

C. Volpilhac-Auger, « Pénélope devant la Toile : les Considérations sur les Romains de Montesquieu lues par l’Encyclopédie, puis par l’Encyclopédie électronique », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 31-32 (avril 2002), p. 177-187.

Vanessa de Senarclens, Montesquieu historien de Rome. Un tournant pour la réflexion sur le statut de l’histoire au xviii e siècle, Genève, Droz, 2003.

C. Volpilhac-Auger, « Ex oriente nox ? Le paradoxe byzantin chez Montesquieu », Dix-Huitième Siècle 35 (2003), p. 393-404.

Olga Penke, « De l’usage de l’histoire » [chez Voltaire et Montesquieu], dans Montesquieu en 2005, Oxford, Voltaire Foundation, SVEC, 2005, p. 287-310.

Catherine Volpilhac-Auger, « Montesquieu et l’histoire : une occasion manquée ? », dans Montesquieu zwischen den Disziplinen. Einzel- und kulturwissenschaftliche Zugriffe, Edgar Mass dir., Berlin, Duncker und Humblot, 2010, p. 135-145

Christoph Strosetzki, « Die ‘‘Dekadenz’’ Roms, ihre Usrachen und ihre Dialektik bei Montesquieu », dans Montesquieu zwischen den Disziplinen. Einzel- und kulturwissenschaftliche Zugriffe, Edgar Mass dir., Berlin, Duncker und Humblot, 2010, p. 71-88.

Vanessa de Senarclens, « Montesquieus historische Herangehensweise am Beispiel Roms », dans Montesquieu zwischen den Disziplinen. Einzel- und kulturwissenschaftliche Zugriffe, Edgar Mass dir., Berlin, Duncker und Humblot, 2010, p. 125-133.